Classé dans : présentation
Parmi les nombreuses définitions du «Portfolio», les mots «progression, collection de travaux, parcours et compétences» sont les plus récurrents.
Me voici aujourd’hui engagée dans cette aventure qu’est la création d’un portfolio pour y présenter vingt cinq années de mon parcours professionnel, avec l’idée d’y intégrer le mieux possible, ce que représentent ces quatre notions.
Et puisque la terminologie de la langue française réserve officiellement le terme portfolio au seul domaine de l’art, j’insère une modeste présentation de mes travaux d’encres colorées en bandeau.
L’idée d’écrire mon expérience professionnelle et de la publier m’est apparue en 2002, juste après la réalisation et la validation de mon mémoire professionnel de CAPSAIS autour du thème « le cédérom éducatif pour les élèves en difficultés d’apprentissage ».
J’ai fait le choix de publier dans la revue pédagogique « La Classe », édition « Martin Média ». Le contact téléphonique et par courriels avec le rédacteur en chef, Ivan COllIGNON, m’a tout de suite confortée dans l’idée que l’esprit de cette maison d’édition correspondait à mes attentes : une grande liberté d’écriture, de la reconnaissance envers les auteurs et surtout, un excellent accueil. Je continue à publier régulièrement articles et dossiers. D’une manière générale, je les envoie au mois de mars pour l’année scolaire suivante. Tous font l’objet d’un travail sur le terrain, je ne conçois pas de créer des dossiers pédagogiques virtuels et non exploitables.
Classé dans : expérience professionnelle
Le poste « enseignante-accompagnatrice » consiste à accompagner des enseignants du diocèse de Lille qui débutent sur un poste spécialisé et qui ne sont pas titulaires d’une qualification CAPSAIS/CAPA-SH.
Le poste se décline à mi-temps sous la forme d’un binôme, sous la responsabilité de la responsable du pôle diocésain ASH du diocèse de Lille.
L’accompagnement que je dispense à mi-temps s’effectue sur des postes de regroupements et des classes d’adaptation. Je partage ce poste avec une collègue qui travaille plus particulièrement sur des postes qui accueillent des élèves en situation de handicap.
Je recense trois catégories d’enseignants à accompagner : des enseignants qui débutent juste après leur formation initiale (désireux ou pas de poursuivre en ASH et/ou de se lancer dans la formation CAPA-SH)
Des personnes qui enseignent depuis quelques années dans des classes ordinaires et qui s’orientent vers l’ASH (désireux ou pas de se lancer dans la formation CAPA-SH)
Des suppléants qui débutent dans la fonction d’enseignant, avec l’objectif de s’engager dans le concours de professeurs des écoles et/ou qui sont titulaires d’un diplôme obtenu après une formation d’enseignant de primaire en Belgique ou qui ont suivi une première année d’IUFM ; certains travaillent à temps complet, d’autres sur mi-temps et d’autres encore sur des compléments de direction ou de poste à temps partiel…
Ce poste est une particularité du diocèse de Lille puisqu’il n’existe, à ma connaissance, nulle part ailleurs. C’est la deuxième année que je l’occupe et j’en suis très satisfaite. Il constitue une expérience complémentaire à mes interventions en formations CAPA-SH.
Classé dans : expérience professionnelle
Comme je le précisais dans l’artice « enseignante spécialisée », j’interviens dans les formations d’enseignants spécialisés et ce, dans différents domaines.
Mes premières interventions s’effectuaient par rapport à mon travail de recherche sur l’utilisation du cédérom éucatif avec des élèves en difficulté. Aujourd’hui, la publication de cédéroms s’est beaucoup amenuisée et il devient de plus en plus difficile de se renouveler, ce qui me conduit à ne plus animer ces ateliers de réflexion. On peut cependant trouver une partie de mon travail sur la plate forme de la FOAD CAPA-SH ainsi que dans un dossier publié dans la revue « la Classe » n° 133 de novembre 2002
J’interviens aussi en tout début de formation pour aider les futurs enseignants spécialisés à préparer la rentrée sur un poste d’adaptation. J’aborde la préparation de cette rentrée autour des domaines : institutionnel, relationnel, pédagogique et organisationnel. Le document est repris, après mon intervention en présentiel, sur la plate forme FOAD CAPA-SH à laquelle les apprenants sont inscrits.
L’intervention la plus régulière se situe dans l’accompagnement des mémoires professionnels auprès des enseignants en formation CAPA-SH. A partir d’une problématique et d’hypothèses, ils sont amenés à vivre des activités sur le terrain et à analyser leur pratique. Ce domaine d’intervention est passionnant car l’accompagnement se situe dans la durée et je participe à l’évolution d’un travail de recherche. Cet accompagnement m’incite à me documenter sans cesse sur le plan théorique et institutionnel pour pouvoir les aider au mieux.
Outre les fromations ASH, il m’arrive aussi d’intervenir dans des formations organisées par la Direction Diocésaine de Lille, notamment dans le domaine théorique de la mémoire et de la catégorisation. Ces formations s’adressent à des enseignants de classes ordinaires et des enseignants de classes spécialisées. Ce domaine d’intervention s’inscrit dans la logique d’un travail de recherche auquel j’ai participé entre 2002 et 2005. Ceci fera aussi l’objet d’un article spécifique.
A ces formations s’ajoutent aussi des interventions ponctuelles diverses à l’Institut de Formation pédagogique de Lille (IFP) sur la question de l’évaluation et de l’aide aux élèves en difficulté, et des interventions autour du langage oral lors de réunions pédagogiques.
Classé dans : expérience professionnelle
L’expérience a lieu entre 1995 et 1999 dans l’école où j’exerce depuis quelques années déjà. La tâche est à la fois plus simple puisque je connais l’équipe, le personnel non enseignant, les élèves et les parents… mais aussi plus complexe car il s’agit de passer du statut de collègue à celui de responsable d’établissement. La mission me plaît bien : pour moi elle se résume à quatre domaines :
1) l’aspect administratif … qu’il ne faut surtout pas négliger, au risque de se retrouver face à de gros soucis… Répondre au courrier le plus régulièrment possible, remplir des formulaires, des dossiers, se tenir au courant des différents tâches administratives à accomplir. Bref, sans secrétaire, c’est un travail rébarbatif mais incontournable, il suffit de savoir s’organiser et ne jamais remettre au lendemain ce qui doit être fait tout de suite …
2) l’aspect financier … c’est celui qui me déplaît le plus, parce que je ne le maîtrise pas et qu’il ne m’intéresse pas. J’ai la chance d’avoir un organisme de gestion hyper compétent en qui je fais entièrement confiance mais supporter des réunions jusqu’à minuit autour de termes de comptabilité, c’est trop pour moi ! et comble de malheur, nous projetons la construction d’un nouveau bâtiment, ce qui ajoute à mon supplice !
3) l’aspect relationnel … c’est certainement l’aspect le plus délicat de la fonction parce qu’il nécessite une capacité à prendre des décisions, à s’adapter aux personnes, prendre du recul face aux problèmes et développer des compétences spécifiques en gestion de conflit. C’est aussi un domaine où l’on n’a jamais fini d’apprendre, qui se construit au fur et à mesure des expériences et pour lequel les « recettes » ne suffisent pas …
4) l’aspect pédagogique … celui-ci, c’est mon chouchou ! Quel plaisir de construire une réunion de concertation autour de laquelle on va faire réfléchir une équipe sur un sujet donné, un projet… à la lumière des textes officiels ou de théories pédagogiques. Si les enseignants de l’équipe ont toute liberté pédagogique, il n’en reste pas moins que c’est au chef d’établissement d’insuffler les idées, les innovations, les réflexions, les analyses autour de projets vécus ensemble. Cela fait partie de ses missions. N’oublions pas non plus le rôle d’accueil des nouveaux enseignants, qu’ils soient fraîchement sortis de formation initiale ou, à plus forte raison, suppléants sans formation solide. Le chef d’établissement a, à mon sens, la noble responsabilité de faire émerger une identité professionnelle à ces collègues débutants qui démarrent dans cette profession d’une très grande complexité.
Classé dans : expérience professionnelle
Après trois années de formation dans le Centre de Formation Pédagogique de CAMBRAI entre 1980 et 1983, je reviens dans la métropole lilloise pour y enseigner.
Je démarre l’enseignement à l’école Saint André à HEM en maternelle entre 1983 et 1985. Située dans un quartier dit « sensible », cette école me permet de vivre mes premières expériences en pédagogie. Cette école n’existe plus aujourd’hui.
De 1985 à 1987, je choisis de travailler dans une toute petite structure de trois classes, l’école Sainte Geneviève, située aussi dans la ville de HEM. L’expérience d’une école maternelle est intéressante mais le désir de travailler dans une plus grande structure est plus fort, aussi je demande de nouveau ma mutation.
Me voici arrivée à l’école Saint Joseph à SAINGHIN EN MELANTOIS et j’y pose mes valises pour une longue durée. Les postes et les expériences au sein de cette école se succèdent : maternelle petite, moyenne et grande sections, CP, CE1, temps complet, mi-temps… Le travail en équipe y est riche, les expériences entre écoles du Pévèle Mélantois pilotées par l’animatrice formatrice du secteur m’aident à me construire une véritable identité professionnelle et une réflexion pédagogique plus approfondie.
Tout cela me mène aussi à la fonction de chef d’établissement de 1995 à 1999. Cette expérience fait l’objet d’un article spécifique.
Les élèves en difficulté ne sont pas nombreux dans l’école où j’exerce mais je sens une véritable mobilisation de la part des formateurs du secteur autour de l’enseignement spécialisé. En tant que chef d’établissement, je suis souvent appelée à assister à des réunions d’informations sur les élèves en difficulté d’apprentissage et sur les différentes structures qui existent. Cette prise de conscience oriente ma décision de « m’engager dans autre chose »… je m’inscris donc à une formation CAPSAIS option E et décide de démissionner de mon poste de chef d’établissement. Prendre un nouveau chemin me motive et me donne des ailes …
Classé dans : expérience professionnelle
Année 1999… fin de siècle… nouveau départ professionnel… me voilà donc lancée dans une formation dirigée par l’Institut Supérieur de Pédagogie à PARIS (ISP) dont je ne me doute pas qu’elle transformera ma vie personnelle et professionnelle…
La formation s’effectue en trois temps :
•le premier temps se situe dans les locaux de l’Institut Supérieur de Pédagogie à PARIS. Il s’agit d’un module portant sur tout le domaine législatif de l’AIS (adaptation et intégration scolaires) : référentiel de compétences de l’enseignant spécialisé, lois, circulaires, historique de l’AIS…
•le second temps s’effectue au Centre de Formation Pédagogique de Lille et s’oriente davantage sur des questions de pédagogie et de didactique.
•le troisième temps se consacre davantage à la partie pratique de la profession.
Cette formation s’accompagne bien évidemment de périodes de stages dans lesquelles je découvre des structures spécialisées tels que regroupements d’adaptation, classes d’adaptation, instituts spécialisés…
Le mémoire professionnel qui fera l’objet d’une unité de spécialisation se construit sur une durée de stages réguliers dans lequel j’oriente une recherche autour de l’utilisation du cédérom éducatif avec des élèves en difficulté d’apprentissage. Cet objet de recherche me conduit à expérimenter et tester des cédéroms éducatifs pour la revue nationale des APEL (association de parents d’élèves) « Famille et éducation ».
C’est la responsable de la formation CAPSAIS, Françoise MAINE, qui accompagne mon mémoire. Elle me soumet cette idée car elle rédige des articles pour ce magazine et a besoin de testeurs de cédéroms éducatifs pour critiquer les produits proposés sur le marché. Cette expérience est passionnante et me permet d’avancer dans ma réflexion sur ce sujet.
La formation se termine mi-juin, après la passation de deux unités de formation que je réussis et je parviens à obtenir un poste de regroupement d’adaptation sur trois écoles, dans un secteur qui m’est totalement inconnu.
C’est à cette période également que Françoise MAINE me demande de rejoindre l’équipe de formateurs de l’ISP de PARIS. Me voilà à la fois flattée et inquiète par cette proposition grisante que j’accepte… sans trop me faire prier …
Cette formation CAPSAIS m’a permis de faire des rencontres exceptionnelles tant au niveau des formateurs et intervenants qu’au niveau des participantes. Certaines sont devenues de véritables amies et compagnes professionnelles avec lesquelles je garde encore contact, dix après cette formidable aventure.
Entre 2000 et 2004, j’exerce en poste de regroupement d’adaptation dans trois établissements différents dans le secteur d’HAUBOURDIN. 2001 marque l’obtention du diplôme CAPSAIS option E. L’exercice dans plusieurs écoles est intéressant car il permet une ouverture sur différentes équipes, l’adaptation à différents fonctionnements, une richesse dans les choix de projets. Cependant, je déplore le manque de temps à accorder aux chefs d’établisement, aux élèves, aux parents et à mes collègues. Lassée de l’éparpillement, je décide donc de m’engager dans un poste sur une seule école, dans un tout autre secteur.
En 2004, me voici dans un établissement comprenant 16 classes dans la ville de ROUBAIX. La difficulté réside dans le fait qu’il faut constrire le poste de regroupement d’adaptation. Je l’ai déjà fait à deux reprises lors des années précédentes mais ici, la structure est plus grande et la mission beaucoup plus délicate … Le renouvellement important de l’équipe en 2008 me permet enfin de trouver véritablement ma place d’enseignante spécialisée personne ressource, avec un vrai travail de co-intervention et de présence dans les classes, conformément aux textes officiels…
Parallèlement à ces années de postes d’enseignante spécialisée, j’exerce à titre de vacataire, à l’Institut Supérieur de Pédagogie. J’interviens dans différents domaines et accompagne des mémoires professionnels. L’année 2004 marque un changement dans la formation et le diplôme qui ne s’intitule plus CAPSAIS mais CAPA-SH. Ce travail fera l’objet d’un article spécifique.
Depuis 2007, je me suis vue confier le poste d’enseignante accompagnatrice ASH, par le diocèse de Lille et cela fera aussi l’objet d’un article spécifique.
Je ne veux pas quitter cet article « enseignante spécialisée » sans rêveler une grande inquiétude quant au devenir de ce poste passionnant… Le Ministère de l’éducation nationale veut supprimer les postes d’enseignants spécialisés option E et G … tout en ayant la volonté d’aider les élèves en difficulté… L’aide personnalisée mise en place dès la rentrée 2008 s’adresse aux élèves à difficultés ponctuelles tandis que l’aide spécialisée s’adresse à ceux qui présentent des difficultés graves et persistantes. Quel avenir pour ces élèves-là ?…